Guy Jodoin anime le Gala sur la paresse au Festival Juste pour Rire

Guy Jodoin anime le Gala sur la paresse au Festival Juste pour Rire

Guy Jodoin présentait hier soir, dans le cadre du Festival Juste pour Rire, son gala sur la paresse. Véritable workaholic (il tient la vedette du film Ego Trip), il a semblé surpris du thème qu’on lui a attribué.

Son numéro d’ouverture, qui avait des allures théâtrales, a évoqué l’éducation qu’il a reçue et la voix constante qui le pousse à travailler plus fort. Cette voix est celle de son père qui lui a inculqué le travail très jeune. « À 9 ans, j’avais 3 jobs et un solide REER. »

Il a aussi avoué qu’avec tout ce travail accumulé, la crise cardiaque le guette (que Normand Brathwaite a personnifié tout au long de la soirée).

Philippe Laprise a présenté le premier numéro de la soirée, il est entré sur scène en avouant avoir trouvé ce qui a rendu la société paresseuse : le savon en mousse.

L’humoriste a enchaîné en affirmant que la paresse a quitté sa vie lorsque ses enfants sont arrivés. « Depuis 12 ans, je me lève à 7 h. » Il a parlé de deux moments familiaux où il fait preuve de paresse, l’heure du bain et la nuit.

Entre les numéros des différents humoristes invités, l’animateur est apparu déguisé de drôle de façon pour faire une ode à la girafe, l’animal le moins paresseux, à la laine d’acier qui travaille dur et au fémur (costume ambigu qui ressemblait davantage au membre masculin).

Guillaume Wagner, qui a réussi le défi de Juste pour Rire de performer sur les 7 galas, a parlé de la technologie qui a rendu la société, mais plus particulièrement sa génération, paresseuse. Il a également échangé sur ceux qui désirent gagner à la loterie pour pouvoir arrêter de travailler.

Emmanuel Bilodeau est venu parler de ses 3 enfants « qui sont à un âge dégueulasse : le terrible two, le fucking four et le sweet sixteen. » Il s’est confessé sur le fait qu’il a traité sa fille et son chum de paresseux. L’humoriste a même suggéré aux écoles de se servir d’internet et des médias sociaux pour intéresser les jeunes aux mathématiques.
 
 

Ensuite, Simon Gouache a avoué avoir décidé d’arrêter de lire. Il déteste la lecture et préfère voir les intrigues en film en donnant l’exemple de Jurassic Park. Il a aussi affirmé ne pas être cultivé et prendre ses connaissances n’importe où sans jamais se poser de questions.

Louis T. a fait un numéro autour d’une citation de Lucien Bouchard : « Les Québécois sont paresseux. » Louis T. affirme qu’ils sont plutôt lâches parce qu’ils n’exploitent pas eux-mêmes leurs ressources naturelles, se laissent flouer et réélisent toujours les mêmes partis politiques.

Par la suite, il y a eu un numéro assez absurde sur le dentifrice. À tour de rôle et arrivant de partout dans la salle, Philippe Laprise, Stéphane Fallu, Lise Dion, Réal Béland, Jean-François Breau, Marie-Ève Janvier, Emmanuel Bilodeau, Jacques L’Heureux, Pierre Lebeau, Gilbert Rozon et même Janine Sutto ont conversé autour du thème du dentifrice et ont proposé à Guy quelques trucs pour vider complètement son tube de pâte à dents. Ce qu’on a retenu : achète en plusieurs tubes, coupe le tube en deux, mets de l’eau chaude et entre une paille pour aspirer la pâte, utilise l’aspirateur, aplatis le tube avec le fer à repasser, achète-toi un dentier, mets tes dents dans l’eau durant la nuit!

Eddy King a tenté de faire tomber le préjugé disant que les Noirs sont paresseux. L’humoriste a affirmé que les Noirs ne sont pas stressés par les deadlines, car ils ont passé à travers des choses bien pires comme les génocides, la guerre civile et les maladies telles que le sida. « La seule chose qui stresse un Noir c’est la police. »

Il a affirmé qu’en travaillant deux fois plus pour avoir les mêmes privilèges que les autres, les Noirs sont en train de dominer tous les sports : le basketball, le football, le soccer et même le hockey.

Par la suite, Jean-François Mercier est venu parler de la régie des installations olympiques qui a mis tellement de temps à mettre le toit du stade que le bâtiment a travaillé. Stéphane Fallu est entré sur scène pour interrompre Jean-François qu’il trouvait fatigué et malheureux. Il a alors suggéré à l’homme de se fixer des objectifs plus bas et de faire de la visualisation. « Si tu veux réussir, il ne faut pas que tu paresses. Si tu paresses, il ne faut pas que ça paraisse. »

La soirée s’est terminée par un numéro de danse, le fantasme de Guy lorsqu’il était jeune, interprété Le Lac des cygnes. Il a ainsi fait un duo avec une ballerine.

Par la suite, il  a dansé le tango avec Marina Bastarache, puis de baladi et finalement de hip-hop qui sont venus bouger avec lui. À la fin de la performance, le public a cru que l’animateur avait fait une crise cardiaque, quand il a vu Normand Brathwaite arrivé, mais Guy Jodoin l’a chassé une fois de plus.

Le gala de la paresse était éclectique : des numéros théâtraux, du stand-up, de la danse, des humoristes et des comédiens réunis sur scène. Tous les numéros de la soirée ou presque ont été ovationnés et les gens ont adoré voir Janine Sutto arriver sur scène dans son kart de golf. Un bon gala que vous pourrez voir dans le confort de votre salon sur les ondes de TVA en janvier prochain ou dès maintenant sur Illico.

Pour plus de détails sur les autres galas de la série des 7 péchés capitaux, rendez-vous juste ICI.

À VOIR:

Tapis rouge du film Ego Trip avec Patric Huard et Guy Jodoin

Laurent Paquin et son gala sur la luxure

François Bellefeuille et le gala de la Colère

RBO au centre Bell !

 

 

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