Peter Pan : une envolée magique au Théâtre St-Denis

La nouvelle comédie musicale Peter Pan a, sans mauvais jeu de mot, officiellement pris son envol lundi soir dernier au Théâtre St-Denis lors de sa première médiatique. Tout le gratin québécois avait répondu présent pour une soirée où la magie, l’imaginaire et la nostalgie s’étaient donné rendez-vous. 

Dès les toutes premières secondes, Éléonore Lagacé charme instantanément. Multi-talentueuse et lumineuse, elle capte l’attention dès son apparition à la fenêtre et ne la relâche plus. On la regarde voler, chanter, jouer… et on y croit. 

À ses côtés, Benoît Brière est tout simplement irrésistible. Naturellement comique et profondément charmant, le retrouver en Capitaine Crochet est un pur bonheur — un rôle savoureux qui tranche avec celui de Madame Lebrun et qui lui va comme un gant. 

À noter que les spectateurs de Québec auront quant à eux le plaisir de voir P-A Méthot enfiler le crochet du célèbre capitaine.

 

Avec plusieurs comédies musicales derrière la cravate, Tommy Joubert, dans le double rôle de Mouche et du père de la famille Darling, demeure toujours aussi juste et surprenant. On l’aime dans tout ce qu’il joue, et Peter Pan ne fait pas exception.

Impossible de passer sous silence Alice Déry, dont la Wendy séduit par la justesse et la puissance de sa voix, mais aussi par sa grande candeur et sa douceur. Elle incarne à merveille cette figure rassurante et rêveuse, véritable cœur du récit, et apporte une sensibilité touchante à l’ensemble du spectacle.

 

Malgré quelques longueurs, Peter Pan s’impose comme une sortie familiale idéale pour raviver cette petite étincelle qu’on oublie parfois en grandissant : celle de croire. Croire aux fées, aux mondes imaginaires, à la magie qui surgit là où on ne l’attend pas.

 Les amoureux du conte, tout comme ceux qui le découvrent pour la première fois, y passeront une très agréable soirée.  Luc Guérin aux commandes, pour sa toute première mise en scène, peut assurément et humblement dire: «mission accomplie». 

Qui aurait cru qu’on pourrait être charmés par un simple tintement de … lumière?  Hihi.

 

Et parce que ce spectacle s’adresse d’abord aux enfants — et à l’enfant en nous — voici l’avis de ma fille de 7 ans. 

Ce qu’elle a préféré : le petit Théo Frappier, dans le rôle de Michael, le cadet de la famille Darling, et surtout lorsqu’il « coquetise » dans une des scènes finales avec Peter Pan. Elle a aussi adoré les décors, le conte raconté comme au théâtre et la danse. Elle affirme même qu’elle aurait aimé le spectacle même s’il n’y avait pas eu de chant ni de danse. 

 

Du côté de ce qu’elle a moins aimé : lorsque le Capitaine Crochet s’en prend à Wendy, et surtout quand il met du poison dans le sirop de Peter Pan. « Pauvre Clochette! » dit-elle. 

Bien qu’elle soit restée captivée par les prouesses de Peter jusqu’à la fin, elle a aussi trouvé que le spectacle était un peu trop long. (Un spectacle d’un peu plus de deux heures incluant l’entracte.) 

 

Le spectacle lui a donné le goût de prendre des cours de théâtre. Elle dit qu’elle aussi aurait aimé voler et faire plein de pirouettes. 🙂 

La production Peter Pan est actuellement à l’affiche à l’Espace St-Denis jusqu’au 11 janvier. Le spectacle prendra ensuite la route vers Québec au mois d’août, où le public pourra retrouver  P-A Méthot dans le rôle emblématique du Capitaine Crochet.