Grande première et tapis rouge pour le très attendu film 1 :54 de Yan England

Grande première et tapis rouge pour le très attendu film 1 :54 de Yan England

C’est hier soir au théâtre Maisonneuve de la place des Arts de Montréal que le nouveau bébé de Yan England, le très attendu film 1 :54, est venu au monde.

Plusieurs amis, collègues et membres de la famille des artisans du film ont  défilé sur le tapis rouge pour assister à la grande première. Notamment les partenaires de jeu du réalisateur dans le téléroman Yamaska. (Sarah-Jeanne Labrosse qui interprétait la blonde du comédien, Roxane Loiseau sa sœur et Émile Mailhiot son beau frère.)

 

Accompagné des acteurs du film Antoine Olivier Pilon, Lou-Pascal Tremblay, Robert Naylor, Sophie Nélisse, David Boutin et Patrice Godin, c’est bien fébrile et avec un immense sourire aux lèvres que Yan England défilait devant les caméras et répondait aux questions des entrevues.

« 1 :54, c’est 4 ans de travail. Je me suis inspiré de l’univers scolaire et du milieu de la compétition de la course.  Avec les émissions que je fais, et toutes celles que j’ai fait (émissions jeunesse) je suis très proche de l’univers scolaire et Je cours beaucoup (…) j’ai déjà été coureur au 800m comme Tim le personnage principal. » L’intimidation, l’homophobie et le harcèlement sont les thèmes principaux abordés dans le film ? « Si j’avais voulu traiter que de l’intimidation, j’aurais fait un documentaire à la place (…) Je voulais offrir un thriller psychologique. » « On reste toujours avec Tim (Antoine Olivier Pilon), on le suit et à travers sa recherche personnelle sur lui-même, la course, sa persévérance et son désir de faire sa marque, on le regarde essayer de s’en sortir. »  Yan England insiste : « Ce n’est pas un film moralisateur. Je voulais aller au bout de quelque chose, faire vivre des émotions aux gens et rester hyper authentique. »

Antoine Olivier Pilon, fraîchement récipiendaire du prix pour meilleur acteur au Festival d’Angoulême (films francophones) en France partage les propos du réalisateur. « Ce n’est pas moralisateur, on ne veut rien dénoncer, pas pointer du doigt…Juste faire ressentir les émotions aux gens et les sensibiliser. » Le film suscite de fortes réactions en salle !  « Un méchant coup de poing hein ? (…) suite au visionnement en équipe, même après tout le générique, il y a eu encore un bon dix minutes de silence. » L’acteur principal confie : « J’ai subi de l’intimidation au primaire, j’ai intimidé du monde au secondaire… inconsciemment je l’ai fait… j’ai été des deux côtés de la médaille et pour ça, J’aime avoir l’opportunité de parler de ce type de sujet pour sensibiliser les gens. »

Pour faire vivre des émotions le personnage de Jeff interprété par Lou-Pascal Tremblay (Aux antipodes de son personnage de l’adorable Max dans Jérémie), nous en donnera pour notre argent. L’acteur ne craint pas la hargne de ceux qui verront le film. « J’ai envie de me faire détester dans ce film-là, je voulais montrer que je peux être autre chose que le charmeur et le gars cute (…) je joue un Est* de trou du cul et je l’assume complètement ! » Avec beaucoup de chances, je n’ai jamais été intimidé (…) malgré mon métier… j’aurais pu me faire pointer du doigt très jeune ! Sans intimider, je dirais que j’étais le « king pin » de la place (…) je lançais des effaces (rires) mais je ne pense pas avoir déjà intimidé quelqu’un. »  Lou-Pascal tient des propos semblables à ceux du réalisateur et d’Antoine Olivier Pilon quant à la portée du film.     « Ce qui me touche de ce film-là, c’est la thématique. Cette authenticité et ce désir de réalisme (…) C’est ce qui fait planer le film. »

1 :54, le film à voir dès le 13 octobre 2016.


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